Vous êtes ici : Bienvenue au Pecq |  Histoire |  Noms des rues | 
Maurice Berteaux

Maurice Berteaux Nombreuses sont les petites et grandes villes de l'ancien département de la Seine-et-Oise qui ont donné le nom de rues, d'avenues ou de places à celui qui fut maire de Chatou de 1891 à 1911.
Au Pecq, c'est le Quai du Pont Neuf (cadastre 1844), devenu Quai de la Mairie par une délibération du Conseil municipal du 2 juin 1898, qui sera rebaptisé quai Maurice Berteaux le 24 mai 1911.

Né à Saint-Maur-des-Fossés, le 3 juin 1852, dans une famille bourgeoise, Maurice Berteaux se passionne très jeune pour la chose publique. Devenu maire de Chatou en 1891, il est élu député dans la première circonscription de Versailles en 1893.
Chef incontesté au sein du groupe radical-socialiste et de la gauche démocratique, spécialiste des questions financières, il se fait l'ardent défenseur de l'impôt progressif sur le revenu que soutient aussi son collègue Paul Doumer.

Réélu en 1902, il attache son nom aux projets de loi sur la réorganisation de l'armée. Il rapporte en Quai Berteaux particulier le projet de loi ramenant le service militaire à deux ans.
Le 15 novembre 1904, Emile Loubet, président de la République, nomme Maurice Berteaux ministre de la Guerre. Il ne conserve pas longtemps sa nouvelle fonction, mais est élu en 1906 vice-président de la Chambre des Députés, fauteuil qu'il conservera jusqu'en 1911 avec celui de Président de la Commission du Budget.
Ecarté du Gouvernement par Clémenceau, Berteaux plaide encore avec Caillaux en faveur de l'impôt général sur le revenu.

En mars 1911, après la chute du Cabinet Briand, le Président Fallières le nomme à nouveau Ministre de la Guerre. Il s'agit d'un portefeuille stratégique face à la montée de l'Allemagne unifiée qui refuse de restituer pacifiquement les provinces perdues de l'Alsace et de la Lorraine.
Berteaux ambitionne alors de faire de l'aviation une arme autonome et redoutable. Il souhaite également développer considérablement le sport aéronautique.

C'est pourtant par la voie du ciel que s'achèvera son destin. Le 21 mai 1911, il assiste, en compagnie du Président du Conseil et de Louis Blériot, au départ de la course d'aéroplanes Paris – Madrid en trois étapes, organisée par « Le Petit Parisien ». A peine décollé, l'aéroplane de l'ingénieur Train est obligé d'atterrir en catastrophe sur une piste envahie par les spectateurs. Maurice Berteaux, atteint à la base du crâne et le bras droit sectionner par l'hélice de l'appareil, meurt sur le coup. Le Parlement décide aussitôt qu'il lui sera fait des obsèques nationales. Le char funèbre, un affût de 155 posé sur une prolonge d'artillerie, est recouvert de drap noir et voilé du drapeau tricolore. Il est traîné par six chevaux du Ministère de la Guerre jusqu'au cimetière de Chatou où un monument sera ensuite élevé à la mémoire de Maurice Berteaux, par souscription nationale.

Imprimer Haut de page Fermer