Conférence « Le rire et l’humour chez Jacques Offenbach »

Mercredi 28 septembre à 20h30 - Pôle Wilson > Pour tout savoir sur la conférence
Pôle Associatif Wilson, Avenue de la Paix, Le Pecq, France

Mercredi 28 septembre à 20h30 – Pôle Wilson

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Conférence organisée par les Amis de Hennef et proposée par Madame Pascale Lanquest

Né à Cologne en 1819, mort à Paris en 1880, Jacques Offenbach réunit l’âme allemande et l’esprit français, au sein d’une carrière musicale complète : compositeur et violoncelliste, il s’imposa également comme le créateur de l’opéra-bouffe français.
Offenbach est né en Allemagne d’un père musicien, cantor d’une synagogue, qui adopte le nom de sa ville d’origine, Offenbach-am-Main, en vertu d’un décret napoléonien. Très tôt, Jacob Offenbach se montre particulièrement doué pour le violoncelle, ce qui décide son père à l’envoyer étudier à Paris. Offenbach entre au Conservatoire en vue de devenir soliste, mais son comportement dissipé l’en fait exclure au bout d’un an. Grâce à son talent, il se produit tout de même en concert – non sans avoir francisé son prénom – puis intègre l’orchestre de l’Opéra-Comique dans lequel il joue en parallèle de sa propre carrière.

Il se fait connaître grâce à des mélodies légères, et devient directeur musical de la Comédie française en 1847. Huit ans plus tard, il décide d’ouvrir son théâtre afin d’y produire ses œuvres : la salle des Bouffes-Parisiens, inaugurée en 1855. C’est là qu’est créé avec succès le premier opéra-bouffe d’Offenbach, Orphée aux Enfers (1858). Ses opéras suivants (La
Grande-Duchesse de Gérolstein, La Vie parisienne, Les Brigands) sont tout aussi bien accueillis. Attentif au goût du public, Offenbach se tourne ensuite vers l’opéra-bouffe-féérie (Le Roi Carotte) puis vers l’opéra patriotique (La Fille du Tambour-Major ).
Offenbach meurt quelques mois avant la première de l’opéra qui lui apportera la reconnaissance à laquelle il aspirait tant, Les Contes d’Hoffmann – l’un des opéras français les plus joués de nos jours. Avec Jacques Offenbach, poète humoriste et musicien bouffon, nous plongerons dans l’ambiance frivole et débridée de Paris sous le Second Empire. Après 1840, les genres comiques français sont l’opéra bouffe et l’opérette, axés sur la légèreté de ton et sur la parodie verbale et musicale.
Sous le règne de Napoléon III, Paris est gavé d’œuvres scéniques, produites en surabondance, et la société aisée ne cherche qu’à rire d’elle-même, dans un tourbillon d’ivresse et de plaisirs.

Offenbach et Hervé dans la musique lyrique, Eugène Labiche, Henri Meilhac et Ludovic Halévy au théâtre, se moquent de tout et de tous.

La musique déborde de folie et de pétulance, elle nous emmène dans les tourbillons du cancan ; elle ironise, elle parodie, elle caricature, défiant allègrement la censure avec ses allusions et ses attaques politiques.
L’opérette et l’opéra-bouffe parodient toutes les composantes de l’opéra : ses sujets et ses héros, son lyrisme vocal, ses objectifs (le beau spectacle, la dimension théâtrale).
Offenbach est le troubadour du Second Empire : l’esprit railleur et les rythmes endiablés de sa musique illustraient l’immoralité et l’insouciance de la société de l’époque. De tempérament léger, piquant, caustique, il aime les pastiches musicaux, qu’il pratique depuis sa jeunesse.

Le Tout-Paris dansait sur les airs d’Orphée et de La belle Hélène.

Ne manquez pas ce moment de pur divertissement, de folle gaîté, de contagieuse bonne humeur !

Localisation :
Pôle Associatif Wilson, Avenue de la Paix, Le Pecq, France

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