Patrimoine alpicois

Des panneaux historiques sont en place à proximité des monuments et lieux publics ou privés dignes d’intérêt. Au gré de vos promenades, ils vous permettent de faire connaissance avec l’histoire de nos quartiers.

L’église Saint-Wandrille

Construite entre 1739 et 1745, l’église Saint-Wandrille succède à deux églises qui ont été édifiées sur le même site depuis l’an 704. C’est à Sébastien-Jan Duboisterf que l’on confie la tâche de « rétablir une église dans un village très pauvre composé de 250 feux ». Inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, l’église Saint-Wandrille abrite de beaux vitraux et objets d’art ainsi que de nombreux tableaux. La statue du saint patron a été sculptée et offerte par Jean-Paul Luthringer, sculpteur et membre du Conseil municipal. Offerte par Louis XV roi de France et son épouse la reine Marie Leczinska en 1744, la cloche de la tour-clocher a été baptisée Louise-Marie. En 1995, elle a été consacrée à l’occasion de son 250e anniversaire.

1, place Félicien David

L’hôtel de ville

Hotel de Ville

À la fin du XIXe siècle il parut nécessaire de construire un bâtiment particulier pour la mairie d’abord installée, en 1822, au premier étage de l’ancienne grange aux dîmes (1er étage de la salle Félicien David aujourd’hui), puis, en 1891, au rez-de-chaussée d’une maison louée à l’angle de la rue de Paris et de la rue du Pavé Neuf (rue d’Estienne d’Orves). À l’époque, la plupart des mairies d’Île-de-France étaient construites en briques et en pierres et celle du Pecq n’échappera pas à la règle. Inaugurée le 3 novembre 1895 au 13 bis quai Maurice Berteaux, son architecture est classée dans le style néo-Louis XIII et est l’œuvre d’un enfant du pays, l’architecte saint-germanois Henri Choret, qui en assure également l’agrandissement dès 1900. Le bâtiment est reconnaissable par son entrée majestueuse accostée de pilastres doriques qui évoque une porte de ville. En 1937, la salle du Conseil municipal s’agrandit et se dote de deux grandes fresques : La défense héroïque du Pont du Pecq en 1815 et Le chemin de fer de Paris au Pecq en 1837. Cinq décennies plus tard, pour accompagner l’évolution démographique de la ville, la mairie voit sa physionomie se modifier une nouvelle fois avec une extension réalisée de 1987 à 1989. Une aile appartenant à l’ancienne école accueille les services Emploi et Vie sociale en 2003. Le nouvel accueil est inauguré le 17 juin 2005 par Renaud Dutreil, alors Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme de l’État.

13 bis, quai Maurice Berteaux

Le Pavillon Sully

À l’origine, il se nomme le « Pavillon du Jardinier », puisqu’il était la demeure du maître jardinier d’Henri IV. Mais les Alpicois l’appellent le « Pavillon Sully ». Ce bâtiment doit son nom au buste de Sully placé dans une niche au niveau du dernier étage. C’est le seul pavillon vestige du château Neuf construit par Henri IV à Saint-Germain-en-Laye entre 1594 et 1604. Il prendra son aspect définitif en 1610, l’année de la mort du roi. Vendu comme bien national en 1796, le Pavillon est aujourd’hui une propriété privée qui possède de superbes jardins à la française.

3, avenue du Pavillon Sully

Le Château du Donjon

château du donjon

C’est une maison pas tout à fait comme les autres… Dénommée le « Château du Donjon », en raison de la présence de sa tour crénelée et de son pavillon néogothique (la Maison dite « des Singes“), elle est aussi connue sous le nom de « maison Charvet », du nom de son ancien propriétaire, un célèbre numismate et collectionneur d’antiquités, qui avait besoin de beaucoup d’espace pour exposer ses collections. Elle fut agrandie en 1880 par un jardin d’hiver. Face à la maison se trouvent des communs surmontés d’une galerie et de ce fameux donjon, visible de toute part. À cette époque, le parc de la maison Charvet –par lequel on pouvait accéder par un portail, réplique de celui de l’hôtel de Cluny à Paris- se prolongeait jusqu’à la Seine et de nombreuses essences rares y avaient été plantées. Charvet y recevait l’élite de la société parisienne, mais aussi un cénacle d’érudits et d’artistes, tout particulièrement ceux de l’Odéon. En 1904, la famille Charvet décide de louer sa demeure à la société du Spa Français qui exploite une source ferrugineuse et « magnésiaqne » particulièrement appréciée des curistes pour soigner les anémies. Ce n’est que quelques années plus tard que l’on s’aperçut que cet établissement avait été ouvert sans autorisation préfectorale. L’Académie de médecine, consultée, déclara que l’eau de la source ne possédait aucune propriété thérapeutique et l’établissement dut fermer ses portes juste avant la Première Guerre mondiale. Le château du Donjon se transforma alors en orphelinat pour les enfants de la S.N.C.F. Enfin, dans les années 80, le bâtiment restauré sera divisé en appartements.

6, avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny

Le pont Georges Pompidou

Pont Georges Pompidou

Huitième pont du Pecq, l’ouvrage actuel, d’une longueur de 150 m, a été mis en service le 31 décembre 1963 et baptisé du nom de l’ancien président de la République le 22 juin 1996. Les sept poutres de son tablier métallique ont été construites en atelier à Rouen et transportées par voie d’eau. Les deux statues en tête de pont côté Saint-Germain-en-Laye représentent “La Seine et L’Oise”, ancien nom du département des Yvelines. Elles sont l’œuvre du sculpteur René Letourneur.

Le mausolée de Félicien David

Quelques artistes illustres sont nés ou ont vécu au Pecq. C’est le cas du musicien compositeur romantique Félicien David (lire p. xx). Après avoir fréquemment séjourné de son vivant à côté de l’église Saint-Wandrille, il a fait du cimetière du Pecq sa « dernière demeure ». Son mausolée, érigé en sa mémoire en 1893 au terme d’une souscription nationale, vaut le coup d’œil. Le projet du monument commémoratif est confié à l’architecte Eugène Millet (qui est, au passage, le restaurateur du château de Saint-Germain). Il charge Victor Corbel de la sculpture monumentale et Henri Chapu de la conception du monument funéraire. Faute de ressources suffisantes, il ne peut achever son projet initial : la réalisation de la muse Euterpe en ronde-bosse, tenant dans un médaillon le portrait du maître. À la place, une jeune femme est sculptée offrant un bouquet et des palmes à Félicien David, figuré à l’antique. Le bas relief en marbre blanc sera achevé après la mort d’Henri Chapu, en 1893. Les œuvres majeuresdu musicien, membre de l’Institut, figurent en haut à droite du mausolée classé Monument national.

La Madeleine du Pecq

Le croirez-vous ? À la fin du XIXe et début du XXe siècle, le cimetière du Pecq était « the place to be » pour reposer en paix ! L’endroit était en effet très prisé des riches familles parisiennes et de la région en raison de sa situation privilégiée. Situé sous les terrasses de Saint-Germain, il domine la Seine et offre une vue exceptionnelle et dégagée sur Paris et la région. Mais, comme on le dit si bien dans l’immobilier, le plus important c’est l’exposition. C’est pourquoi les familles se bousculaient à la porte du cimetière pour rechercher l’emplacement idéal en sollicitant l’autorisation d’y acquérir une concession. En 1911, la famille Van Drooghenboeck en achète une de 132 mètres carrés et y élève un temple, inspiré de l’église de la Madeleine à Paris dont elle est une des fidèles paroissiennes. La « Madeleine du Pecq » est érigée au centre du cimetière. La famille a le sens du détail : l’édifice reprend colonnes cannelées corinthiennes, frises, fronton, modillons, porte de bronze… Les sculptures sont réalisées par Camille Lefèvre, l’un des co-fondateurs de la Société nationale des Beaux-Arts.

L’église Saint-Thibaut

1962. Au cœur des Trente Glorieuses, des fidèles des Grandes-Terres se cotisent pour construire et aménager une église sur un terrain aux Vignes-Benettes. Saint-Thibaut est née. Elle est consacrée en 1964. Son aspect architectural repose sur le double principe de convergence du plan et de l’élévation vers le sanctuaire, lui conférant l’aspect d’un vaisseau aérien. Elle rayonne surtout par la beauté de sa charpente, constituée de voiles de bois « lamellées-collées » qui se rejoignent juste au-dessus du chœur. La couverture du toit en cuivre n’est réalisée que 40 ans plus tard. Le grand orgue de vingt-trois jeux, premier instrument du genre au début du XXe siècle, entre dans l’église et vient parachever l’embellissement de cet édifice sacré.

58, avenue du Président J.F. Kennedy

Le domaine de Grandchamp, son château et la chapelle Sainte Amélie

Chateau grandchamp

En 1911, Louis Dior, entrepreneur de travaux publics, achète le domaine de Grandchamp, ses 36 hectares et son château. Il entame alors des travaux d’embellissement du parc de 33 000 m2, dont certains sont encore visibles aujourd’hui, notamment le détournement du ru de l’Étang-la-Ville qui longeait le mur de Grandchamp. Une déviation qui lui permit de créer cascades et pièces d’eau. Le parc est donc aménagé avec une volière, une roseraie, un jardin japonais, un verger, une orangerie, un poulailler et même de fausses ruines moyenâgeuses. Un château de style Louis XVl est édifié en remplacement d’un bâtiment menaçant ruine, ainsi que deux maisons pour les fils de Louis Dior. En 1924, Il vend le domaine à la Société Générale Foncière qui transformera la propriété en lotissement. Ainsi, la Société des Immeubles Modernes achète une vingtaine de lots au sud-ouest pour y construire des pavillons. Ce sera la « Cité Fleurie ». Au cours des années, de nouvelles demeures très différentes viendront occuper les terrains nus, en modifiant le caractère de parc. En 1942, pour compenser le manque de transport, une grange appartenant à la mairie, attenante au logement du gardien, est transformée en chapelle catholique. Le 15 août 1942, une première messe y est célébrée. Entre 1942 et 1949, le peintre Maurice Denis apporte l’autel provenant de la chapelle du Prieuré de Saint-Germain-en-Laye et un de ses disciples, Albert Martine, maître-verrier, exécute les six vitraux des murs latéraux.

La Ferme du Vésinet

Au VIIIe siècle, le roi Childebert III donna la terre du Pecq (Alpicum), ainsi que les bois situés sur la rive droite de la Seine – Le Vésinet (Visiniolum), aux moines de l’abbaye de Fontenelle. La forêt leur fournissait du bois de chauffage, de construction et des glands pour les porcs. Un dénombrement des terres en 1605 cite ensuite un manoir localisé au 1-3 de l’actuelle avenue de Verdun, manoir qu’Henri IV intégra dans le domaine royal.

Sous la Régence, le jeune roi Louis XIV afferme cette propriété, comprenant un château et ses dépendances, au duc de Noailles, gouverneur et capitaine des chasses de Saint-Germain. Ce domaine fut cédé au comte d’Artois en 1777 et le manoir devint propriété nationale en 1789. Par la suite, différents propriétaires se succèdent dont Nicolas Philippe Duverger, maire du Pecq, en 1830, et le marquis d’Aligre, en 1838. Au décès de ce dernier, la famille Pomereu hérite du domaine et le conserve de 1847 à 1918, en établissant un plan de lotissement de la grande cour et des terrains alentours. Les deux bâtiments qui subsistent aujourd’hui sont restés dans leur état de 1923.

Quartier Mexique, entre les rues Albert 1er et de Verdun

Le Château de Monte-Cristo

Au sommet de sa gloire, Alexandre Dumas cherche un endroit pour écrire en toute tranquillité. Il va trouver l’emplacement idéal sur une colline située sur les coteaux du Port-Marly. C’est là qu’il construit sa demeure en 1844 : un château de style Renaissance, entouré d’eau dans un parc à l’anglaise agrémenté de grottes, rocailles et cascades. Le château de Monte-Cristo, puisque tel est le nom que lui donne l’écrivain, est à la hauteur de son imagination romanesque et comporte un sublime salon mauresque, œuvre de deux artisans tunisiens. En parallèle, Alexandre Dumas fait construire un petit bâtiment, surnommé « le château d’If », pour le transformer en cabinet d’écriture. L’homme aime recevoir et il organise de somptueuses fêtes dans son château. Malheureusement, ils sont nombreux à profiter de ses largesses et de sa généreuse hospitalité. Poursuivi par ses nombreux créanciers, Dumas cède sa demeure pour 31 000 francs or le 22 mars 1849. Il quitte définitivement son « paradis terrestre » pour s’exiler en Belgique en 1851. La propriété passe alors de mains en mains jusqu’en 1969. Faute d’entretien, le château perd de son prestige. Les toitures sont éventrées, l’eau s’infiltre à l’intérieur, les sculptures abîmées, le parc est à l’abandon. Le propriétaire des lieux, une société civile immobilière qui loue l’endroit depuis plusieurs années, prévoit la réalisation de 400 logements. Le château est menacé de destruction. Devant l’émotion soulevée par un tel projet, les trois communes du Port-Marly, Marly-le-Roi et Le Pecq se réunissent en un Syndicat intercommunal pour sauver ce patrimoine de la spéculation immobilière.

Pavillon d’accueil – accès par l’avenue de l’Europe (Marly-le-Roi), accès commun au CHP de l’Europe. 78560 Le Port-Marly
Tél. : 01 39 16 49 49
Pour tout savoir sur le château, rendez-vous sur son site internet : chateau-monte-cristo.com

Votre navigateur est dépassé !

Mettez à jour votre navigateur pour voir ce site internet correctement. Mettre à jour mon navigateur

×